Je n'crois pas avoir les bons mots, parfois, quand il le faut, quand il a besoin d'attendre des choses, ou juste un mot, un simple mot qui lui redonnerait la force de croire en lui, un peu plus. Je crois en lui. Lui n'y croit pas, en la magie qu'il a dans les mains. Cette magie qui l'aidera à redonner l'espoir quand il n'aura plus lieu d'être, qui l'aidera à avancer et à n'pas gacher les heures éphémères de sa vie qu'il saura voler au temps pour qu'il accomplisse les rêves dérisoires qu'il pourrait avoir, les desseins qu'il coloriera de volonté et d'envie. « On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. II y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder... ». Tu n'es pas le genre de personne, si je peux parler de genre, qui s'accomode. Tu aimes te fatiguer dans tout ce que tu entreprant, te fatiguer de la bonne manière, tu aimes avoir du résultat. Il n'est pas là de temps à autre mais au moins tu as le mérite de te fatiguer, oui. A travers des multitudes de faux semblants, je te connais, je le sais que tu n'es pas une personne comme ca. Enfin, dans ce contexte là, le travail et tout ce qui s'y rapproche. Je sais aussi que toi, tu ne ferais pas comme Adrien, tu n'aurais pas eu la lâcheté ou la force, peut-être, de laisser Chloé entouré de filles, ses petites filles. Son père, Pierre, le qualifirait comme courageux, d'avoir tout quitter. D'être parti. Il disait ca par expérience, lui s'il avait envoyé valser le monde entier, il aurait été un papa plus heureux. Mais dans le fond je préférerais que tu sois courageux, même en amour. Que tu m'quittes si t'as envie de me quitter pour une autre. Une autre que moi. Que tu prennes ton courage à deux mains et que tu m'dises que t'en a trouvé une qui t'fait plus vibrer que moi. Moi, je n'ai pas besoin et pas le sentiment de devoir m'accomodé à toi. Je n'suis pas non plus courageuse. Je n'ai pas besoin de m'adapter, je te connais, toi et ta façon de te sous-estimer et de dire des mots qui dépassent ce que tu peux penser. Crois en toi comme je crois en toi et ne t'accomode pas. Tu n'en n'a pas besoin, reste ce que tu es, reste courageux. Encore et toujours.